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L’origine de la Politique de la Ville peut être recherchée au début des années 70, au sortir de la période de «rénovation urbaine». Les nouveaux quartiers, qui avaient pu constituer une réponse à la forte demande de logements, ont rapidement concentré des difficultés sociales et urbaines. De nombreux territoires, de plus en plus marginalisés, se sont trouvés abandonnés au sein même des villes les plus prospères. De là, la nécessité de développer une politique de rattrapage et de soutien local fort... c’est la Politique de la Ville qui se met en place de façon progressive à partir du début des années 1980. La marginalisation de ces territoires s’est accentuée au moment où s’affirmait la montée du chômage. Les premières réponses aux dysfonctionnements ont été recherchées dès 1976, mais c’est plus tard, au titre du Xème plan établi pour la période 1989-1993, que trois premiers quartiers parisiens ont été retenus au titre de la procédure de « Développement Social des Quartiers». A Paris, la Politique de la ville prend une nouvelle dimension à partir de 2001 avec le contrat de ville (2001- 2006), le grand projet de renouvellement urbain (GPRU) et le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (2007-2010). Aujourd’hui, les quartiers relevant du CUCS dans le 13ème arrondissement de Paris sont : Kellermann, Nationale, Masséna et Sud Est. Le contrat urbain de cohésion sociale est un contrat passé entre l’Etat et la Ville qui s’engagent à mettre en oeuvre des actions concertées pour améliorer la vie quotidienne des habitants dans les quartiers connaissant des difficultés (chômage, violence, logement...). Il est élaboré à l'initiative conjointe du Maire et du Préfet. Le contrat est signé pour une période de trois ans (2007-2010), renouvelable une fois, par le Préfet de Département et par le Maire, en concertation avec le Préfet de Région. Exceptionnellement, le premier contrat a été prolongé d’un an (2010). Selon, les problématiques relevées localement, des partenaires privilégiés ont pu être sollicités : Caisse des dépôts et consignations, Caisses d'allocations familiales, Bailleurs sociaux, rectorats, CCAS... Le CUCS doit assurer la cohérence de l'ensemble des dispositifs existant sur le territoire quelque soit leur échelle d'intervention. Le contrat s'articule autour de 3 axes : · Un projet global de cohésion sociale · Des programmes d'actions pluri-annuels déclinant ce projet sur 5 champs prioritaires : l'accès à l’emploi et développement économique, amélioration du cadre de vie, réussite éducative, citoyenneté et prévention de la délinquance, santé. · Les modalités de mise en oeuvre, de suivi, d'évaluation et de révision du contrat à mi-parcours. L’intégration, la lutte contre les discriminations et l’accompagnement de la jeunesse sont des objectifs pris en compte de façon transversale. 2011 verra la fin du premier Contrat Urbain de Cohésion Sociale. L’Etat et la Ville doivent chacun décider ou non de signer le renouvellement de cette Convention. Pour la survie de nos quartiers et de toutes les actions entreprises en direction des habitants il est primordial que ces deux acteurs s’engagent à nouveau à leurs côtés.
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